Acoustic, le nouveau projet conduit par Oumou Sangaré, donne à entendre sous un autre jour les chansons essentiellement tirées de son récent album Mogoya. La star malienne continue de se réinventer tout en renouant avec le passé.

Pour évoquer les trois mois qu’elle vient de passer au cœur du cyclone du Covid-19, à New York où la pandémie a fait de si de nombreuses victimes, Oumou Sangaré reconnaît volontiers que “c’était chaud”. Arrivée aux États-Unis peu avant la fermeture des frontières alors qu’elle devait se produire au mythique Apollo Theatre de Harlem, elle a dû se résoudre à un exil temporaire forcé. Juste avant, à Paris, elle avait eu le temps de saluer Tony Allen. Un au revoir, puisque le Nigérian octogénaire fait partie de cette triste liste de musiciens emportés par le virus. “Un génie de la batterie. Qui a marqué son temps. Son nom restera dans l’histoire”, assure-t-elle.